Vous souvenez-vous du vieil adage « partager, c’est aimer »? Nous enseignons à nos enfants la valeur du partage, car nous pensons qu’il s’agit d’une compétence importante à développer. En vieillissant, la compétence du partage prend un sens différent, comme la coopération ou la générosité, mais le concept de base reste inchangé : nous donnons et nous recevons, ce qui améliore le fonctionnement des relations et de la société. À l’IOC, nous encourageons nos parties prenantes à partager leurs connaissances tirées de la recherche, car nous croyons qu’en partageant ce que nous apprenons de la recherche, nous pouvons permettre aux gens de mieux prendre soin de la santé de leur cerveau.

La recherche sur le cerveau, comme toute recherche, peut être complexe. Le défi est de savoir comment distiller cette information en quelque chose que les gens peuvent comprendre et l’utiliser pour améliorer la qualité de vie. Comme l’a fait remarquer le grand clinicien-chercheur, Dr Peter Rosenbaum, il ne s’agit pas de simplifier, mais de clarifier. Ce processus a un terme technique appelé l’application des connaissances (AC), mais fondamentalement, il y a une attente implicite selon laquelle la communauté de recherche doit partager ce que nous savons afin que les gens puissent en bénéficier. Par exemple, grâce à l’AC, le grand public a accès aux informations et aux outils les plus récents fondés sur des données probantes, les cliniciens intègrent la recherche à la pratique, les décideurs politiques améliorent la réglementation en fonction des données et le gouvernement effectue des investissements stratégiques en fonction des besoins du public. Par ces étapes, si nous le faisons bien en tant que société, nous pouvons alors passer des connaissances à l’action.

Dans le même ordre d’idées, l’AC spécialement adaptée au public prend de nombreuses formes à l’IOC. Les discussions publiques de l’IOC sont un moyen populaire de faire passer les connaissances du laboratoire à la communauté. Elles offrent aux chercheurs un cadre informel pour parler de leur travail, de ses implications et même de leurs motivations et défis personnels, ce qui rend la recherche plus accessible et moins abstraite. Par exemple, au cours d’une année particulièrement difficile pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, l’IOC a organisé une conférence sur les options de traitement de la dépression. Cet événement a fourni aux participants des informations basées sur des données probantes provenant directement des experts; le fait de réunir des chercheurs, des défenseurs, des patients partenaires et le public a donné lieu à une discussion riche et intéressante sur un sujet important.

Étant donné que nous vivons à l’ère de l’information, il existe énormément de connaissances disponibles sur Internet, mais il n’y a aucune garantie que nos recherches révèlent des informations réellement valides et étayées par des données probantes. Cela devient un défi lorsque les gens cherchent à en savoir plus sur la santé et les troubles du cerveau. Pour veiller à ce que les Ontariennes et Ontariens puissent consulter des sources fiables pour trouver de telles informations, nous avons créé une bibliothèque de ressources en ligne que les gens peuvent consulter et à laquelle ils peuvent se fier, qui comprend des rapports, des trousses d’outils, des vidéos, des discussions publiques gratuites et les dernières informations concernant la recherche dans notre bulletin Brainnovations.

Un exemple tiré de cette trousse d’outils comprend les Lignes directrices sur l’épilepsie de l’Ontario, élaborées par EpLink, l’initiative de recherche sur l’épilepsie de l’IOC et les Services ontariens des soins aux malades en phase critique qui ont réuni des chefs de file des soins cliniques et communautaires de la communauté de l’épilepsie pour offrir une approche globale des soins de l’épilepsie en Ontario. Cette ressource est utile pour les fournisseurs de soins de santé, en détaillant les dernières recherches sur l’épilepsie, pour les patients et les familles, en partageant avec eux les plus récentes options de soins, et pour les organismes communautaires de l’épilepsie, en énumérant les recommandations liées à la prise en charge de l’épilepsie.

Bien que l’éducation et l’information soient essentielles, l’AC peut contribuer à améliorer l’ensemble du système et à encourager les gens à devenir des leaders dans leur communauté en partageant ce qu’ils apprennent. L’une de ces initiatives que nous sommes fiers d’appuyer est un partenariat entre les Chefs de l’Ontario, le Conseil des jeunes des Premières Nations de l’Ontario et l’Université Western. Stories from our Roots est un projet de promotion de la vie mené par des jeunes qui utilise la photographie et la narration numérique pour aider les jeunes à développer leur résilience et à réduire les facteurs de risque associés au suicide chez les jeunes. En partageant des messages d’espoir, d’appartenance, de raison d’être et porteurs de sens avec des pairs des quatre coins de la province, la série d’ateliers permet aux jeunes de mener le programme au sein de leurs propres communautés et de soutenir leurs pairs, créant ainsi un effet d’entraînement ayant une incidence positive et continue. Grâce à cette initiative, certains ont trouvé de l’espoir grâce à un sentiment d’appartenance à une communauté, d’autres, de nouvelles amitiés, et une en particulier, une nouvelle idée d’entreprise appelée Sakena Media.

L’application des connaissances est un élément fondamental intégré à chacune des activités de l’IOC – concrétiser ce qui est fait en laboratoire – un principe que nous soutenons en tant que norme d’excellence. Notre travail, nos investissements et notre axe principal doivent toujours être de veiller à ce que l’objectif final soit d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de troubles du cerveau et de celles qui les soutiennent. Cela commence par donner aux membres du public les moyens de devenir des partenaires actifs dans leurs propres soins.

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