La science en équipe : la clé pour favoriser le progrès scientifique

Vous connaissez l’expression « deux têtes valent mieux qu’une »? Parfois, plusieurs têtes sont nécessaires pour résoudre un problème, ce qui est particulièrement vrai pour les problèmes auxquels nous sommes confrontés en matière de santé du cerveau. Pour cette raison, l’IOC croit en un modèle collaboratif afin de résoudre les problèmes complexes en formant des partenariats durables dans les domaines de la recherche, de la commercialisation et des soins. Dans ce cas, plusieurs cerveaux qui pensent différemment valent mieux qu’un.

Pensons à ces problèmes complexes comme un jeu d’évasion où il y a un grand objectif avec de plus petits objectifs en cours de route. Afin de réussir à déverrouiller la porte, il faut travailler en équipe pour résoudre une série d’énigmes. Lorsque c’est bien fait, les joueurs travaillent ensemble, partagent leurs idées avec l’équipe et tirent parti des contributions de chacun, résolvant des énigmes ensemble jusqu’à ce qu’ils réussissent à s’évader.

Le but du jeu n’est pas de revendiquer chaque énigme qu’une personne résout par elle-même, mais de réussir à s’évader dans les délais impartis, en équipe. En appliquant cette même logique à la recherche sur le cerveau, nous pouvons comprendre que travailler ensemble nous mènera plus loin que de travailler seul, particulièrement lorsque quelque chose de beaucoup plus important est en cause : la santé et la qualité de vie d’une personne.

De même, avec l’évolution des attitudes, nous avons observé un changement dans le monde de la recherche : une incitation à la collaboration, à la science ouverte et au partage de données. Cela fonctionne mieux lorsque toutes les têtes présentes partagent ce sur quoi elles travaillent, en s’appuyant sur les connaissances et les idées des autres, ce qui n’est guère différent du jeu d’évasion. La recherche biomédicale est un sport d’équipe.

Compliquons encore davantage les choses. Imaginez que toutes les personnes coincées dans cette pièce parlent des langues différentes. Pour pouvoir communiquer au-delà des barrières linguistiques, elles doivent créer un code standard. Nous avons également des « barrières linguistiques » dans le domaine de la recherche que nous appelons des vases clos. Ceux-ci existent entre les troubles cérébraux, les méthodes et disciplines de recherche, et surtout, les secteurs. Nous parlons tous français, mais nos mondes cloisonnés ont tellement leur propre jargon que nous pourrions aussi bien parler des langues différentes. Mais le point qu’ils ont en commun est les données : la monnaie à laquelle nous accordons tous de la valeur dans le monde de la santé et de la recherche.

Les données représentent réellement le chaînon manquant pour faire tomber les barrières. La normalisation des données dans le domaine des neurosciences nous aide à fusionner et à analyser des ressources de données de haute qualité sous-utilisées provenant d’une gamme de troubles neurologiques, avec le potentiel de répondre à de nombreuses questions, car nous pouvons parler un dialecte commun. C’est pour cette raison que l’IOC a développé Brain-CODE, une plateforme centrale qui peut organiser, recueillir et analyser de grands fragments de données, ce qui représente une solution pour regrouper les plus petits objectifs atteints sur la voie de la réalisation du grand objectif partagé. En tant que traducteur entre les différents troubles, disciplines et secteurs, Brain-CODE a le potentiel de raconter une histoire inédite. Il fournit la clé finale pour résoudre l’énigme avant l’évasion et il a besoin de l’aide de tous nos cerveaux pour la résoudre.

Il n’y a pas de compte à rebours concret pour la recherche sur le cerveau, car il n’y a pas de conclusion finale, mais il existe un sentiment d’urgence partagé par la communauté de la recherche, la communauté clinique et celle des patients. Si nous souhaitons que le changement se produise plus rapidement, nous devons être inventifs dans notre approche pour résoudre ces problèmes, comme dans le jeu d’évasion, aussi radicale ou laborieuse soit-elle. Et c’est plus facile à faire en soutenant différents moyens de recherche scientifique, à l’instar de ce que nous avons bâti à l’IOC : une communauté de pratique intégrée, une vraie équipe gagnante dans ce sport d’équipe où les enjeux sont de taille.

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