{"id":2470,"date":"2014-03-27T02:22:36","date_gmt":"2014-03-27T02:22:36","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.braininstitute.ca\/non-classifiee\/brain-code_french\/"},"modified":"2014-03-27T02:22:36","modified_gmt":"2014-03-27T02:22:36","slug":"brain-code_french","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.braininstitute.ca\/fr\/non-classifiee\/brain-code_french\/","title":{"rendered":"Quatre bonnes choses \u00e0 savoir au sujet de Brain-CODE"},"content":{"rendered":"<p>La quantit\u00e9 d\u2019information \u00e0 notre disposition, dans notre monde d\u2019aujourd\u2019hui, est ce qui a donn\u00e9 vie au concept du \u00ab Big Data \u00bb. Des quantit\u00e9s g\u00e9antes de donn\u00e9es ont le potentiel de nous apporter des connaissances importantes. Mais pour que cela devienne possible, les donn\u00e9es doivent \u00eatre bien recueillies, analys\u00e9es, et reli\u00e9es. En le harnachant correctement, le \u00ab Big Data \u00bb pourrait bient\u00f4t nous donner de l\u2019information sur ce qui importe le plus en ce qui a trait au soin d\u2019un particulier.<!--more--><\/p>\n<p>L\u2019Ontario d\u00e9tient un vaste \u00e9ventail de donn\u00e9es au sujet de la sant\u00e9 du cerveau, des donn\u00e9es \u00e9l\u00e9mentaires de la neuroscience jusqu\u2019aux donn\u00e9es sur les patients. Afin de maximiser la valeur des donn\u00e9es des sciences du cerveau en Ontario, l\u2019IOC a cr\u00e9\u00e9 sa propre initiative \u00ab Big Data \u00bb, appel\u00e9e Brain Centre for Ontario Data Exploration (Brain-CODE).<\/p>\n<p>Brain-CODE simplifie l\u2019acquisition, l\u2019entreposage et l\u2019analyse des donn\u00e9es provenant de la recherche au sujet des troubles c\u00e9r\u00e9braux, et couvre toute une gamme de disciplines scientifiques. La port\u00e9e des troubles c\u00e9r\u00e9braux pris en compte par Brain-CODE correspond \u00e0 celle des programmes de d\u00e9couverte int\u00e9gr\u00e9e de l\u2019IOC : paralysie c\u00e9r\u00e9brale, \u00e9pilepsie, d\u00e9pression, troubles neurod\u00e9veloppementaux, comme l\u2019autisme et les d\u00e9ficiences intellectuelles, et troubles neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs comme la maladie de Parkinson et la maladie d\u2019Alzheimer. L\u2019information li\u00e9e \u00e0 chacune de ces affections est saisie de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons, dont la neuroimagerie, et les approches cliniques, les approches comportementales, la g\u00e9nomique, et la prot\u00e9omique (l\u2019\u00e9tude des prot\u00e9ines). Le r\u00e9sultat est une quantit\u00e9 immense d\u2019information centralis\u00e9e, d\u2019une ampleur jamais vue auparavant.<\/p>\n<p>En fin de compte, Brain-CODE donnera aux chercheurs et cliniciens une \u00ab trousse d\u2019outils \u00bb unique en son genre pour entreposer, comparer et analyser les donn\u00e9es de recherche afin d\u2019ouvrir la voie vers de nouvelles perc\u00e9es dans les domaines des soins aux patients et de la sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale. Si vous n\u2019avez jamais entendu parler de Brain-CODE, voici un aper\u00e7u de son fonctionnement et de ce qui le rend si emballant :<\/p>\n<p><em><strong>1. Il donnera aux chercheurs de nouvelles perspectives, pour provoquer des questions nouvelles<\/strong><\/em><\/p>\n<p>\u00ab Il s\u2019agit de la premi\u00e8re fois qu\u2019un amas de donn\u00e9es de cette taille est rassembl\u00e9 sous un m\u00eame toit, dans une base de donn\u00e9es commune qu\u2019il est possible d\u2019interroger pour voir les liens entre les donn\u00e9es. Si on ajoute \u00e0 cela la possibilit\u00e9 de lier cette base de donn\u00e9es aux donn\u00e9es de sant\u00e9 de la population, on voit qu\u2019on a sous la main sur un outil incroyablement puissant, \u00bb affirme le docteur Mike Strong, chercheur principal du programme de d\u00e9couverte int\u00e9gr\u00e9e Ontario Neurodegenerative Disease Research Initiative (ONDRI) de l\u2019IOC.<\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"1\" cellpadding=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\u2022 Neuroimagerie \u2013 les donn\u00e9es venant des technologies qui nous permettent de saisir des images du cerveau des gens, de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons, comme l\u2019IRM (imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique), la tomographie par \u00e9missions de positrons, l\u2019EEG (\u00e9lectroenc\u00e9phalographie), et autres.<\/p>\n<p>\u2022 G\u00e9nomique\/prot\u00e9omique \u2013 les donn\u00e9es au sujet des g\u00eanes et de la fa\u00e7on dont l\u2019environnement porte un impact sur eux (\u00e9pig\u00e9n\u00e9tique). La prot\u00e9omique est l\u2019information au sujet de la croissance des prot\u00e9ines li\u00e9es aux troubles c\u00e9r\u00e9braux.<\/p>\n<p>\u2022 Approches cliniques\/comportementales \u2013 les donn\u00e9es provenant d\u2019examens physiques, des historiques de maladies et de traitement, en plus des \u00e9valuations psychologiques, cognitives et comportementales li\u00e9es au trouble particulier.<\/p>\n<p>\u2022 Donn\u00e9es d\u00e9mographiques \u2013 les donn\u00e9es au sujet de l\u2019\u00e2ge, du sexe, de l\u2019ethnicit\u00e9, de l\u2019environnement social et physique, etc.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Il est presque difficile d\u2019imaginer toutes les perspectives qu\u2019ouvre Brain-CODE. \u00ab Un outil comme celui-ci nous aidera \u00e0 faire des liens dont nous ne soup\u00e7onnions m\u00eame pas l\u2019existence. Il nous permettra de jeter un regard sur les troubles et affections du cerveau dans leur ensemble pour mieux en comprendre les causes sous-jacentes communes, \u00bb affirme Docteure Evdokia Anagnostou, clinicienne scientifique \u00e0 la t\u00eate du programme de d\u00e9couverte int\u00e9gr\u00e9e <a href=\"http:\/\/www.pond-network.ca\/\">Province of Ontario Neurodevelopmental Disorder Network (POND)<\/a> de l\u2019IOC. Un outil comme Brain-CODE est incroyablement puissant, car il aide les chercheurs \u00e0 examiner chaque pi\u00e8ce du casse-t\u00eate d\u2019une affection c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n<p>Brain-CODE permet aux chercheurs d\u2019utiliser les d\u00e9couvertes de la science fondamentale pour survolter les impacts cliniques \u2013 ce qui favorise la d\u00e9couverte. Dans le cadre du programme de d\u00e9couverte int\u00e9gr\u00e9e POND, un nouveau projet est en cours : il vise \u00e0 faire le lien entre les mutations g\u00e9n\u00e9tiques li\u00e9es aux troubles du spectre de l\u2019autisme et les changements de la structure c\u00e9r\u00e9brale, et, en fin de compte, aux comportements des enfants touch\u00e9s par ces troubles. \u00ab Il est tr\u00e8s important pour nous de pouvoir comprendre les origines biologiques de ces troubles, afin de pouvoir mettre au point des traitements efficaces, \u00bb explique Docteure Anagnostou. En fait, Brain-CODE permettra aux chercheurs de trouver les \u00ab empreintes digitales \u00bb des troubles c\u00e9r\u00e9braux afin de pouvoir les reconna\u00eetre, les \u00e9tudier et les traiter.<\/p>\n<p><em><strong>2. Il am\u00e9liorera les essais cliniques<\/strong><\/em><\/p>\n<p>\u00ab Le patient est le point de mire des travaux \u00bb, affirme le docteur Sidney Kennedy, chercheur principal du programme de d\u00e9couverte int\u00e9gr\u00e9e <a href=\"http:\/\/www.canbind.ca\/\">Canadian Biomarker Integration Network in Depression (CAN-BIND)<\/a> de l\u2019OBI et professeur de psychiatrie \u00e0 l\u2019University of Toronto. Les personnes touch\u00e9es par un trouble c\u00e9r\u00e9bral ont besoin de nouvelles d\u00e9couvertes et de nouveaux traitements. Mais avant que les soci\u00e9t\u00e9s pharmaceutiques puissent mettre un produit en march\u00e9, comme un nouveau m\u00e9dicament, celui-ci doit traverser une longue s\u00e9rie d\u2019essais cliniques pour prouver sa s\u00e9curit\u00e9 et son efficacit\u00e9. Et m\u00eame dans ce cas, les traitements ne sont parfois efficaces que pour un sous-groupe des personnes atteintes par le trouble particulier. Les limites sont \u00e9videntes.<\/p>\n<p>Brain-CODE nous aidera \u00e0 franchir ces obstacles en int\u00e9grant les patients au processus de recherche. Les dossiers complets de la plate-forme permettront aux patients d\u2019\u00eatre plac\u00e9s dans des essais cliniques de fa\u00e7on plus efficace, pour ainsi simplifier et acc\u00e9l\u00e9rer le processus de recherche et de recrutement de sujets afin de lancer les traitements dans le march\u00e9 plus rapidement. \u00ab Les patients sont des intervenants plus qu\u2019essentiels, et la t\u00e2che des chercheurs est d\u2019aider les patients \u00e0 savoir ce que nous faisons actuellement et ce que nous esp\u00e9rons de faire\u2026 Je crois qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019occasions importantes d\u2019aider les patients \u00e0 r\u00e9aliser que la recherche est importante pour eux \u00bb, explique DocteureHelen Mayberg, professeure de psychiatrie, neurologie et radiologie \u00e0 l\u2019Emory University School of Medicine, et conseill\u00e8re au programme CAN-BIND.<\/p>\n<p>Docteure Mayberg acquiesce que Brain-CODE ouvrira le dialogue entre ceux et celles qui sont atteints d\u2019un trouble c\u00e9r\u00e9bral et ceux et celles qui sont responsables de leur soin : \u00ab Il s\u2019agit d\u2019une collaboration entre patients et chercheurs &#8211; des donn\u00e9es pr\u00e9cieuses circulent dans les deux sens. Nous avons l\u2019occasion de discuter du processus de recherche, ce qui aide les patients \u00e0 ne pas avoir d\u2019id\u00e9es fausses ou de craintes. De plus, les patients ont souvent des points de vue bien \u00e0 eux que les chercheurs ne voient tout simplement pas. Cette collaboration est donc tr\u00e8s importante. \u00bb Brain-CODE permettra aux chercheurs de travailler avec les patients pour optimiser les soins de sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n<p><em><strong>3. Il rehausse le potentiel de recherche de toutes les institutions ontariennes, individuellement et dans l\u2019ensemble<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Brain-CODE est n\u00e9 des programmes de d\u00e9couverte int\u00e9gr\u00e9e de l\u2019IOC : chacun des cinq programmes recueille actuellement une vaste gamme de donn\u00e9es li\u00e9es \u00e0 plus de 10 troubles c\u00e9r\u00e9braux, dans diverses disciplines. Somme toute, une mine d\u2019information pr\u00eate pour l\u2019exploration. Brain-CODE permet \u00e0 ces donn\u00e9es d\u2019\u00eatre recueillies, normalis\u00e9es, rassembl\u00e9es partout en Ontario, afin d\u2019en amplifier la valeur et de les rendre utiles aux chercheurs partout dans la province. L\u2019une des r\u00e9sultantes est l\u2019int\u00e9r\u00eat accru en mati\u00e8re de neurosciences et de soins de sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale en Ontario. Comme l\u2019\u00e9voque si bien le docteur Doug Munoz, chercheur renomm\u00e9 dans le domaine des troubles de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence neuronale et membre du programme ONDRI de l\u2019IOC : \u00ab Mon labo de recherche n\u2019est plus qu\u2019\u00e0 l\u2019universit\u00e9 Queen\u2019s, il est maintenant partout en Ontario. \u00bb<\/p>\n<p><em><strong>4. Il respecte les normes les plus ambitieuses de confidentialit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Peu de donn\u00e9es sont aussi d\u00e9licates que celles qui concernent les g\u00eanes d\u2019une personne, sa sant\u00e9 et son cerveau&#8230; Il s&rsquo;agit apr\u00e8s tout de l&rsquo;essence m\u00eame de l&rsquo;individualit\u00e9. Brain-CODE entreposera ce type de donn\u00e9es personnelles au profit de toutes les personnes impliqu\u00e9es dans la recherche en mati\u00e8re de cerveau en Ontario. Ainsi, l\u2019IOC a adopt\u00e9 une approche proactive \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 d\u00e8s les d\u00e9buts de la mise au point de Brain-CODE. Dre Ann Cavoukian, commissaire \u00e0 l&rsquo;information et \u00e0 la protection de la vie priv\u00e9e de l\u2019Ontario, avec son \u00e9quipe, a commenc\u00e9 \u00e0 travailler aupr\u00e8s de l\u2019IOC en 2012 pour faire en sorte que la norme de confidentialit\u00e9 la plus exigeante soit int\u00e9gr\u00e9e dans la conception fondamentale de Brain-CODE \u2013 \u00ab Protection int\u00e9gr\u00e9e de la vie priv\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>Brain-CODE emploie plusieurs mesures de protection de la vie priv\u00e9e. L\u2019une des mesures est que les patients doivent donner leur consentement \u00e9clair\u00e9, acquies\u00e7ant la fa\u00e7on dont leurs donn\u00e9es seront utilis\u00e9es. Mais avant que toute donn\u00e9e entre dans Brain-CODE, les num\u00e9ros de cartes-sant\u00e9 sont chiffr\u00e9s en vue de l\u2019anonymat. Aussi, avant que des donn\u00e9es soient divulgu\u00e9es, un puissant outil d\u2019\u00e9valuation des risques d\u2019entrave \u00e0 la vie priv\u00e9e est utilis\u00e9 pour pr\u00e9venir que les donn\u00e9es puissent \u00eatre r\u00e9identifi\u00e9es. L\u2019IOC a aussi effectu\u00e9 des \u00e9valuations des facteurs relatifs \u00e0 la vie priv\u00e9e et lancera une \u00e9valuation des menaces et risques afin de mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve le caract\u00e8re priv\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 du syst\u00e8me et des politiques en place. En t\u00e9moignage de son engagement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la protection de l\u2019information, Brain-CODE a re\u00e7u l\u2019\u00e9tat d\u2019ambassadeur \u00ab Protection int\u00e9gr\u00e9e de la vie priv\u00e9e \u00bb de la commissaire \u00e0 l&rsquo;information et \u00e0 la protection de la vie priv\u00e9e de l\u2019Ontario, en octobre 2012. Ainsi, notre syst\u00e8me jouit d\u2019une renomm\u00e9e bien m\u00e9rit\u00e9e \u00e0 titre de chef de file en mati\u00e8re de vie priv\u00e9e et de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Brain-CODE demeure en d\u00e9veloppement afin de combler de fa\u00e7on optimale les besoins des patients, des chercheurs, des m\u00e9decins et des r\u00e9alisateurs de traitements. L\u2019IOC voit Brain-CODE comme \u00e9tant plus qu\u2019un simple d\u00e9p\u00f4t central de donn\u00e9es, mais bien comme une sc\u00e8ne commune pour l\u2019analyse et la d\u00e9couverte, comme un outil qui formera le lien entre diff\u00e9rents groupes de chercheurs et les troubles c\u00e9r\u00e9braux qu\u2019ils cherchent \u00e0 am\u00e9liorer. Brain-CODE reliera les patients \u00e0 de meilleurs essais cliniques, permettra aux chercheurs de collaborer dans une mesure jamais vue auparavant, et de permettre aux r\u00e9alisateurs de traitements de lancer leurs produits plus rapidement dans le march\u00e9. Gr\u00e2ce au \u00ab Big Data \u00bb si prometteur, Brain-CODE se pr\u00e9pare \u00e0 lancer une nouvelle \u00e8re dans le domaine de la recherche et de la sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale en Ontario.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\/fr\/sites\/www.braininstitute.ca.fr\/files\/brainnovations_newsletter_issue4_french.pdf\">Retourner au bulletin<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La quantit\u00e9 d\u2019information \u00e0 notre disposition, dans notre monde d\u2019aujourd\u2019hui, est ce qui a donn\u00e9 vie au concept du \u00ab Big Data \u00bb. Des quantit\u00e9s g\u00e9antes de donn\u00e9es ont le potentiel de nous apporter des connaissances importantes. Mais pour que cela devienne possible, les donn\u00e9es doivent \u00eatre bien recueillies, analys\u00e9es, et reli\u00e9es. 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