{"id":2484,"date":"2016-11-29T08:25:39","date_gmt":"2016-11-29T08:25:39","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.braininstitute.ca\/non-classifiee\/partager-les-donnees-pour-une-science-amelioree-et-plus-efficace\/"},"modified":"2016-11-29T08:25:39","modified_gmt":"2016-11-29T08:25:39","slug":"partager-les-donnees-pour-une-science-amelioree-et-plus-efficace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.braininstitute.ca\/fr\/recherches-et-partage-des-donnees\/partager-les-donnees-pour-une-science-amelioree-et-plus-efficace\/","title":{"rendered":"Partager les donn\u00e9es pour une science am\u00e9lior\u00e9e et plus efficace"},"content":{"rendered":"<p><strong>Par\u00a0: Teige Bourke, stagiaire, diffusion, Institut ontarien du cerveau <\/strong><\/p>\n<p>Les troubles c\u00e9r\u00e9braux ne sont pas simples. Des maladies comme la d\u00e9pression sont le r\u00e9sultat d\u2019une interaction complexe entre les exp\u00e9riences de vie et la biologie d\u2019une personne. Comprendre les m\u00e9canismes sous-jacents n\u00e9cessite beaucoup d\u2019informations qui peuvent uniquement \u00eatre obtenues dans le cadre d\u2019une recherche utilisant plusieurs techniques diff\u00e9rentes avec des groupes de personnes nombreux.<!--more--><\/p>\n<p>Avant que d\u00e9bute le processus de collecte de donn\u00e9es, il est important de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la fa\u00e7on dont ces donn\u00e9es seront emmagasin\u00e9es, g\u00e9r\u00e9es et, surtout, optimis\u00e9es. Pour l\u2019Institut ontarien du cerveau (IOC), la meilleure fa\u00e7on de les optimiser consiste \u00e0 accepter de les partager d\u00e8s le d\u00e9part. Cela peut \u00e0 premi\u00e8re vue sembler facile, mais l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un syst\u00e8me de partage de donn\u00e9es n\u00e9cessite beaucoup de travail. Les avantages du partage de donn\u00e9es ne se limitent pas \u00e0 l\u2019instauration d\u2019une approche d\u2019\u00e9quipe \u00e0 la science. Le partage am\u00e9liore la qualit\u00e9, l\u2019efficacit\u00e9 et les r\u00e9sultats de la recherche de plusieurs fa\u00e7ons.<\/p>\n<p>La base de donn\u00e9es centrale de l\u2019IOC, <a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\/brain-code\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre for Ontario Data Exploration<\/a> (Brain-CODE), a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e afin d\u2019aider plus de 200 chercheurs de plus de 35 \u00e9tablissements de l\u2019Ontario \u00e0 partager leurs donn\u00e9es. Cette base de donn\u00e9es \u00e9volu\u00e9e est con\u00e7ue pour emmagasiner, g\u00e9rer et analyser les diff\u00e9rentes donn\u00e9es recueillies par les chercheurs dans la province. Voici quelques domaines cl\u00e9s o\u00f9 Brain-CODE apporte une valeur v\u00e9ritable\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Standardisation de diff\u00e9rents types de donn\u00e9es <\/strong><\/p>\n<p>Le programme de recherche sur la d\u00e9pression de l\u2019IOC, le <a href=\"http:\/\/www.canbind.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Canadian Biomarker Integration Network in Depression<\/a> (CAN-BIND), utilise plusieurs techniques pour identifier les marqueurs biologiques, ou biomarqueurs, et pr\u00e9dire la r\u00e9ponse au traitement. Ainsi, il est possible de se distancer du processus d&rsquo;essais et d\u2019erreurs qui peut survenir lors de la recherche du traitement appropri\u00e9. Afin de pr\u00e9dire la r\u00e9ponse au traitement, les chercheurs ont besoin d\u2019un moyen pour recueillir \u00e9norm\u00e9ment de donn\u00e9es de plusieurs participants, sur plusieurs sites, \u00e0 l\u2019aide de plusieurs techniques diff\u00e9rentes tout en s\u2019assurant que toutes les donn\u00e9es sont compatibles \u2013 Brain-CODE leur permet d\u2019y parvenir.<\/p>\n<p>Un composant essentiel du processus de partage des donn\u00e9es est la standardisation des outils et des \u00e9valuations utilis\u00e9s par les chercheurs pour recueillir de l\u2019information. En travaillant avec les chercheurs et les cliniciens pour arriver \u00e0 un consensus, il est possible d\u2019utiliser les m\u00eames m\u00e9thodes et de combiner les donn\u00e9es. CAN-BIND a r\u00e9cemment <a href=\"http:\/\/bmcpsychiatry.biomedcentral.com\/articles\/10.1186\/s12888-016-0785-x\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">publi\u00e9<\/a> ses m\u00e9thodes de recherche qui expliquent comment le programme utilise de nombreuses techniques pour trouver les marqueurs biologiques qui donnent des indications sur la fa\u00e7on dont les gens d\u00e9pressifs r\u00e9pondent \u00e0 diff\u00e9rents traitements, notamment les antid\u00e9presseurs. C\u2019est seulement en utilisant des m\u00e9thodes standardis\u00e9es sur des sites partout au Canada que CAN-BIND peut collecter des ensembles de donn\u00e9es compatibles afin de cerner les marqueurs qui pr\u00e9disent la r\u00e9ponse au traitement. Ce travail de base fait en sorte que les d\u00e9couvertes de CAN-BIND sont plus susceptibles d\u2019\u00eatre appliqu\u00e9es par la communaut\u00e9 de recherche en g\u00e9n\u00e9ral et lors des suivis cliniques.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9couverte de nouveaux indices <\/strong><\/p>\n<p>Le partage des donn\u00e9es permet \u00e9galement aux chercheurs de voir, entre les participants, des diff\u00e9rences importantes qui auraient pu passer inaper\u00e7ues. <a href=\"http:\/\/pond-network.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Notre r\u00e9seau Province of Ontario Neurodevelopmental Disorders (POND)<\/a> se penche sur les diff\u00e9rences et les similitudes biologiques entre les gens atteints de troubles du neurod\u00e9veloppement. Ceci permet aux chercheurs de d\u00e9couvrir des m\u00e9canismes biologiques communs sous-jacents \u00e0 ces troubles dans des groupes de personnes, peu importe leur diagnostic pr\u00e9cis. Par exemple, les chercheurs de POND ont <a href=\"http:\/\/www.camh.ca\/en\/hospital\/about_camh\/newsroom\/news_releases_media_advisories_and_backgrounders\/current_year\/Pages\/Common-brain-changes-found-in-children-with-autism,-ADHD-and-OCD.aspx\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">r\u00e9cemment d\u00e9couvert<\/a> que les changements dans la force des connexions entre diff\u00e9rentes r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales sont reli\u00e9s \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes comportementaux comme les difficult\u00e9s sociales et les probl\u00e8mes d\u2019attention, peu importe le diagnostic de l\u2019enfant. Ces nouveaux marqueurs biologiques peuvent mener \u00e0 de nouveaux outils de diagnostic et \u00e0 de nouvelles cibles de traitement.<\/p>\n<p><strong>Optimisation de la valeur de la participation \u00e0 la recherche <\/strong><\/p>\n<p>Les participants aux \u00e9tudes suivent souvent le long processus d\u2019\u00e9valuation avant l\u2019\u00e9tude, de d\u00e9placement, d\u2019\u00e9valuation et de visite de suivi pour r\u00e9pondre \u00e0 une question de recherche. Ces donn\u00e9es sont souvent r\u00e9sum\u00e9es ou moyenn\u00e9es d\u2019une certaine fa\u00e7on dans l\u2019article de recherche final, ainsi il est tr\u00e8s difficile pour un autre chercheur d\u2019utiliser ces donn\u00e9es directement pour r\u00e9pondre \u00e0 de nouvelles questions. En partageant des donn\u00e9es de haute qualit\u00e9, il est possible d\u2019utiliser les m\u00eames ensembles de donn\u00e9es dans plusieurs \u00e9tudes pour r\u00e9pondre \u00e0 des questions compl\u00e8tement diff\u00e9rentes, ce qui multiplie la valeur de la participation de chaque personne \u00e0 la recherche. L\u2019\u00e9tude Sunnybrook Health Sciences\u2019 Brain-Eye Amyloid Memory (BEAM) utilise les m\u00eames m\u00e9thodes que l\u2019<a href=\"http:\/\/www.ondri.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ontario Neurodegenerative Research Initiative<\/a> (<a href=\"http:\/\/www.ondri.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ONDRI<\/a>) de l\u2019IOC. Les deux groupes peuvent ainsi partager des donn\u00e9es provenant de 100 participants. Les deux \u00e9tudes utilisent Brain-CODE, donc elles sont moins co\u00fbteuses et elles demandent moins de temps pr\u00e9cieux aux participants. Le partage de donn\u00e9es donne une nouvelle vie \u00e0 l\u2019information existante tout en permettant aux participants de contribuer davantage aux soins de sant\u00e9 en participant \u00e0 la recherche. Imaginez un futur o\u00f9 les \u00e9tudes de recherche pourraient acc\u00e9der \u00e0 de grandes quantit\u00e9s de donn\u00e9es sans jamais devoir recruter de participants.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9couverte de points en commun entre diff\u00e9rents troubles <\/strong><\/p>\n<p>Des outils tels que Brain-CODE ouvrent \u00e9galement la possibilit\u00e9 d\u2019explorer les biomarqueurs et les m\u00e9canismes biologiques communs \u00e0 diff\u00e9rents troubles. Par exemple, plus de 20\u00a0% des enfants qui souffrent de paralysie c\u00e9r\u00e9brale sont \u00e9galement atteints d\u2019\u00e9pilepsie. Le POND est arriv\u00e9 \u00e0 des conclusions semblables, et il pourrait y avoir des similitudes et des diff\u00e9rences biologiques importantes entre les participants aux programmes de recherche sur la paralysie c\u00e9r\u00e9brale (<a href=\"http:\/\/cpnet.canchild.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Childhood Cerebral Palsy Integrated Neuroscience Discovery Network<\/a>) et l\u2019\u00e9pilepsie (<a href=\"http:\/\/eplink.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Epilepsy Research Program of the Ontario Brain Institute<\/a>) de l\u2019IOC. Cela pourrait aboutir \u00e0 des connaissances importantes sur les m\u00e9canismes biologiques sous-jacents communs aux deux troubles chez certaines personnes et mener \u00e0 la cr\u00e9ation de nouveaux outils cliniques.<\/p>\n<p><strong>Garantie de qualit\u00e9 des donn\u00e9es <\/strong><\/p>\n<p>Le partage des donn\u00e9es fait \u00e9galement en sorte que les \u00e9tudes sont soucieuses de la qualit\u00e9 de leurs donn\u00e9es et qu\u2019elles sont transparentes quant \u00e0 leurs r\u00e9sultats. Les \u00e9tudes qui partagent leurs donn\u00e9es comportent moins d\u2019erreurs et leurs effets statistiques\u00a0sont plus robustes<sup>1<\/sup>. De plus, lorsque les \u00e9tudes partagent leurs d\u00e9couvertes, il est possible de tirer des apprentissages de leurs donn\u00e9es, m\u00eames si elles infirment l\u2019hypoth\u00e8se du chercheur \u2013 contrairement \u00e0 la proportion estim\u00e9e de 50\u00a0% d\u2019\u00e9tudes biom\u00e9dicales qui demeurent non publi\u00e9es<sup>2<\/sup>. Les avantages du partage de donn\u00e9es commencent \u00e0 \u00eatre reconnus et utilis\u00e9s partout dans le monde gr\u00e2ce \u00e0 des initiatives comme celles du Allen Observatory et du Human Brain Project.<\/p>\n<p><strong>Pour une science plus ouverte et collaborative <\/strong><\/p>\n<p>Les avantages d\u2019une plate-forme telle que Brain-CODE encourage maintenant d\u2019autres organismes \u00e0 investir dans des initiatives de partage de donn\u00e9es semblables. Le Centre de toxicomanie et de sant\u00e9 mentale (CAMH) a r\u00e9cemment <a href=\"http:\/\/www.camh.ca\/en\/hospital\/about_camh\/newsroom\/CAMH_in_the_headlines\/stories\/Pages\/New-CAMH-brain-science-IT-platform-will-be-a-game-changer.aspx\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">annonc\u00e9<\/a> qu\u2019il mettra au point une plate-forme neuroinformatique bas\u00e9e sur Brain-CODE. Au fur et \u00e0 mesure que l\u2019utilisation de plates-formes de partage de donn\u00e9es s\u2019accro\u00eetra, les occasions d\u2019utiliser ces plates-formes de fa\u00e7on novatrice se multiplieront. Pour en apprendre davantage au sujet de Brain-CODE ou des programmes de recherche de l\u2019IOC, visitez le site <a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.braininstitute.ca<\/a>. Ensemble, nous pouvons r\u00e9pondre \u00e0 des questions importantes sur le cerveau et les troubles c\u00e9r\u00e9braux, et ainsi am\u00e9liorer la sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale de tous.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li>Wicherts, J.M., Bakker, M. &amp; Molenaar, D. <em>PLoS ONE<\/em><strong>6<\/strong>, e26828 (2011).<\/li>\n<li>Chan, A.W. et al <em>Lancet<\/em><strong>383<\/strong>, 257-266 (2014).<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par\u00a0: Teige Bourke, stagiaire, diffusion, Institut ontarien du cerveau Les troubles c\u00e9r\u00e9braux ne sont pas simples. Des maladies comme la d\u00e9pression sont le r\u00e9sultat d\u2019une interaction complexe entre les exp\u00e9riences de vie et la biologie d\u2019une personne. 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