{"id":2514,"date":"2015-12-01T05:02:04","date_gmt":"2015-12-01T05:02:04","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.braininstitute.ca\/non-classifiee\/repousser-les-limites-de-la-recherche-automne-2015\/"},"modified":"2015-12-01T05:02:04","modified_gmt":"2015-12-01T05:02:04","slug":"repousser-les-limites-de-la-recherche-automne-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.braininstitute.ca\/fr\/non-classifiee\/repousser-les-limites-de-la-recherche-automne-2015\/","title":{"rendered":"Repousser les limites de la recherche gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9tude en parall\u00e8le de plusieurs troubles"},"content":{"rendered":"<p>Bien que l\u2019autisme, l\u2019\u00e9pilepsie ou la d\u00e9pression semblent \u00e0 premi\u00e8re vue tr\u00e8s diff\u00e9rents, l\u2019\u00e9tude simultan\u00e9e de ces maladies, ainsi que d\u2019autres troubles c\u00e9r\u00e9braux, est avantageuse. Chaque maladie pr\u00e9sente ses caract\u00e9ristiques particuli\u00e8res, mais il existe beaucoup de chevauchements. Par exemple, des autistes souffrent de d\u00e9pression et des personnes atteintes de paralysie c\u00e9r\u00e9brale sont \u00e9galement \u00e9pileptiques. La recherche c\u00e9r\u00e9brale est intrins\u00e8quement complexe \u2013 les causes sous-jacentes de troubles diff\u00e9rents peuvent pr\u00e9senter des similitudes, tandis que celles de troubles similaires peuvent \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Une telle chose complique notre travail, mais nous permet d\u2019emprunter des observations relatives \u00e0 un trouble afin de contribuer \u00e0 la recherche sur un autre trouble.<!--more--><\/p>\n<p>L\u2019IOC vise \u00e0 transformer la fa\u00e7on d\u2019effectuer la recherche en cr\u00e9ant des occasions d\u2019\u00e9tudier les troubles c\u00e9r\u00e9braux ensemble plut\u00f4t que s\u00e9par\u00e9ment. En ouvrant la voie \u00e0 une telle collaboration, nous pouvons nous attendre \u00e0 de nouveaux types de questions de recherche et de d\u00e9couvertes. C\u2019est pourquoi le sujet principal de la rencontre du <a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\/fr\/conseil-consultatif-scientifique\">conseil consultatif scientifique<\/a> et du <a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\/fr\/conseil-consultatif-industriel\">conseil consultatif industriel<\/a> de l\u2019IOC qui s\u2019est tenue au d\u00e9but de novembre 2015 \u00e9tait l\u2019\u00e9tude en parall\u00e8le de plusieurs troubles. De telles \u00e9tudes sont d\u00e9j\u00e0 en cours&nbsp;\u00e0 l\u2019IOC&nbsp;: collecte d\u2019\u00e9l\u00e9ments de donn\u00e9es communs d\u2019un programme \u00e0 l\u2019autre, pipeline de d\u00e9couverte de m\u00e9dicaments pour le syndrome de Rett et d\u00e9veloppement conjoint de nouveaux outils d\u2019imagerie pour les enfants pr\u00e9matur\u00e9s et les adultes atteints de d\u00e9mence.<\/p>\n<p><strong><em>Comparer des pommes \u00e0 des pommes &nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le potentiel de collaboration entre chercheurs \u00e9tudiant des troubles diff\u00e9rents fait partie des programmes de l\u2019IOC. Dans le cadre des cinq <a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\/fr\/recherche-0\">programmes de d\u00e9couverte int\u00e9gr\u00e9e<\/a>, les \u00e9l\u00e9ments de donn\u00e9es communs ayant fait l\u2019objet d\u2019un consensus sont recueillis selon le m\u00eame processus. Les donn\u00e9es peuvent \u00eatre compar\u00e9es seulement lorsqu\u2019elles sont standardis\u00e9es, soit collect\u00e9es de la m\u00eame fa\u00e7on et \u00e0 l\u2019aide des m\u00eames tests. Les \u00e9l\u00e9ments de donn\u00e9es communs recueillis par les programmes consistent en tests ou questionnaires effectu\u00e9s par tous les participants aux \u00e9tudes. Par exemple, ils remplissent tous les m\u00eames \u00e9chelles afin d\u2019\u00e9valuer la d\u00e9pression, l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et la qualit\u00e9 du sommeil. Gr\u00e2ce aux protocoles servant \u00e0 recueillir les r\u00e9sultats de fa\u00e7on uniforme et en utilisant les m\u00eames m\u00e9thodes, les donn\u00e9es de tous les participants peuvent \u00eatre compar\u00e9es, peu importe si elles proviennent d\u2019une \u00e9tude sur la paralysie c\u00e9r\u00e9brale, la d\u00e9mence ou tout autre trouble c\u00e9r\u00e9bral. Elles sont stock\u00e9es en toute s\u00e9curit\u00e9 dans la plate-forme de gestion des donn\u00e9es en ligne de l\u2019IOC, <a href=\"https:\/\/braincode.ca\/\">Brain-CODE<\/a>, que seuls les chercheurs approuv\u00e9s peuvent consulter. Quelques programmes collectent des donn\u00e9es communes aux diff\u00e9rents troubles. Par exemple, des chercheurs de <a href=\"http:\/\/www.ondri.ca\/\">l&rsquo;Ontario Neurodegenerative Research Initiative (ONDRI)<\/a> qui tentent de d\u00e9tecter la d\u00e9mence \u00e0 son stade le plus pr\u00e9coce \u00e9tudient les indicateurs communs de cinq troubles diff\u00e9rents. Ainsi, <a href=\"http:\/\/ondri.ca\/assessments\">les chercheurs de l&rsquo;ONDRI recueillent des donn\u00e9es sur la d\u00e9marche<\/a> de tous les participants, qu\u2019ils soient atteints d\u2019Alzheimer, de Parkinson, de scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique (SLA), de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence lobaire fronto-temporale ou de d\u00e9ficience cognitive vasculaire. Bien qu\u2019il puisse sembler inutile d\u2019observer le mouvement des patients atteints d\u2019Alzheimer, les chercheurs commencent \u00e0 comprendre que les changements c\u00e9r\u00e9braux associ\u00e9s \u00e0 la d\u00e9mence peuvent aussi modifier subtilement la mobilit\u00e9. La standardisation des donn\u00e9es ouvre la porte \u00e0 de nouvelles questions de recherche sur tous les troubles c\u00e9r\u00e9braux, ainsi qu\u2019\u00e0 de nouvelles observations sur leurs m\u00e9canismes sous-jacents.<\/p>\n<p><strong><em>Combiner les m\u00e9thodes de recherche<\/em><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.rett.ca\/rett-syndromertt\/what-is-rett-syndrome\/\">Le syndrome de Rett<\/a> est un trouble de neurod\u00e9veloppement qui touche principalement les femmes. Il se caract\u00e9rise par une mobilit\u00e9 et une locution difficiles, une d\u00e9ficience intellectuelle et des mouvements r\u00e9p\u00e9titifs et distincts des mains. Les personnes qui en sont atteintes souffrent souvent d\u2019\u00e9pilepsie et subissent des crises r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. <a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\/sites\/default\/files\/rett_syndrome_draft_press_release_obi_final.pdf\">L\u2019IOC a r\u00e9cemment nou\u00e9 un partenariat avec le Structural Genomics Consortium (SGC)<\/a>, les chercheurs du Hospital fo Sick Children et le University Health Network afin de mieux comprendre le syndrome de Rett et de trouver des traitements potentiels. Trois chercheurs de l\u2019IOC \u00e9tudient plusieurs aspects des troubles c\u00e9r\u00e9braux afin de trouver de nouveaux m\u00e9dicaments. Les docteurs James Ellis et Jason Lerch, membres du programme de recherche POND sur les troubles de neurod\u00e9veloppement, ainsi que le docteur Jim Eubanks, membre du programme EpLink sur l\u2019\u00e9pilepsie, ont cr\u00e9\u00e9 un pipeline d\u2019essai de m\u00e9dicaments. Tirant profit de leurs domaines d\u2019expertise individuels, ils \u00e9tudient les compos\u00e9s du SGC afin de trouver de nouveaux m\u00e9dicaments potentiels. L\u2019\u00e9quipe du docteur Eubanks essaie les m\u00e9dicaments sur des mod\u00e8les de souris atteintes du syndrome de Rett en \u00e9valuant s\u2019ils peuvent modifier l\u2019impact de la maladie. Les cerveaux de ces souris sont examin\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de l\u2019imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) dans le laboratoire du docteur Lerch. En parall\u00e8le, le laboratoire de docteur Ellis essaie les m\u00e9dicaments sur des lign\u00e9es de cellules humaines de patients atteints du syndrome de Rett afin de voir comment ils affectent la forme et l\u2019activit\u00e9 cellulaires, \u00e9tant donn\u00e9 que de telles anormalit\u00e9s sont communes au syndrome de Rett. Les \u00e9quipes travaillant au sein de plusieurs programmes combinent leurs m\u00e9thodes afin de tester rigoureusement ces nouveaux compos\u00e9s sur des mod\u00e8les cellulaires animaux et humains et de d\u00e9montrer leur utilisation potentielle pour le traitement du syndrome de Rett.<\/p>\n<p><strong><em>Rechercher des indices aux deux extr\u00e9mit\u00e9s oppos\u00e9es d\u2019une vie<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019ont en commun les enfants pr\u00e9matur\u00e9s et les adultes vieillissants? Les deux peuvent souffrir de traumatismes c\u00e9r\u00e9braux affectant la substance blanche du cerveau compos\u00e9e de fibres nerveuses cruciales qui envoient des signaux. La docteure Sandra Black, membre de l\u2019ONDRI, et le docteur Steven Miller, membre du programme de recherche sur la paralysie c\u00e9r\u00e9brale <a href=\"http:\/\/cpnet.canchild.ca\/\">CP-NET<\/a>, collaborent afin de mettre au point des outils d\u2019imagerie servant \u00e0 mieux comprendre les dommages \u00e0 la substance blanche des enfants et des adultes \u00e2g\u00e9s. L\u2019\u00e9quipe de la docteure Black \u00e9tudie les anormalit\u00e9s de la substance blanche des adultes \u00e2g\u00e9s qui sont associ\u00e9es \u00e0 des risques accrus de d\u00e9mence et d\u2019AVC. Comprendre ces anormalit\u00e9s peut aider \u00e0 \u00e9valuer les risques d\u2019AVC et de d\u00e9mence chez les patients pour ainsi mieux les soigner. L\u2019\u00e9quipe du docteur Miller \u00e9tudie le d\u00e9veloppement et les dommages de la substance blanche chez les enfants n\u00e9s tr\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9ment. Ces derniers peuvent d\u00e9velopper des dommages c\u00e9r\u00e9braux, particuli\u00e8rement \u00e0 la substance blanche, ce qui peut entra\u00eener la paralysie c\u00e9r\u00e9brale et d\u2019autres troubles de d\u00e9veloppement de l\u2019enfant. Le laboratoire du docteur Miller cherche \u00e0 comprendre pourquoi des anormalit\u00e9s \u00e0 la substance blanche apparaissent chez ces enfants afin de savoir comment pr\u00e9venir les dommages c\u00e9r\u00e9braux et d\u2019expliquer aux parents ce qu\u2019ils peuvent constater dans le d\u00e9veloppement de leur enfant. Bien que chaque \u00e9quipe se concentre sur des populations apparemment diff\u00e9rentes, elles travaillent ensemble afin de partager et de concevoir de nouveaux outils d\u2019analyse de l\u2019IRM. Des outils d\u2019analyse sont mis au point par les deux \u00e9quipes afin d\u2019\u00e9valuer les dommages c\u00e9r\u00e9braux et de concevoir des outils d\u2019imagerie pour aider les cliniciens \u00e0 \u00e9valuer les r\u00e9sultats. Bien que les causes des dommages c\u00e9r\u00e9braux des enfants et des adultes peuvent \u00eatre diff\u00e9rentes, la collaboration entre les laboratoires des docteurs Black et Miller fait progresser les efforts en neuroimagerie de chaque \u00e9quipe et ouvre de nouvelles pistes de questionnement. En combinant leurs connaissances et leur expertise, leurs groupes de recherche am\u00e9lioreront notre connaissance des dommages c\u00e9r\u00e9braux touchant la substance blanche tout au long d\u2019une vie, ce qui contribuera \u00e0 am\u00e9liorer les conseils prodigu\u00e9s aux patients par les cliniciens, en plus de faire progresser l\u2019\u00e9tude des causes, de la pr\u00e9vention et du traitement de la maladie au sein des deux populations.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude en parall\u00e8le de plusieurs troubles est prometteuse pour faire de nouvelles d\u00e9couvertes, et les collaborations mentionn\u00e9es ci-dessus ne sont que quelques-unes des alliances entre partenaires de l\u2019IOC. L\u2019Institut offre une structure et un soutien pour les \u00e9tudes en parall\u00e8le de plusieurs troubles, et ces projets d\u00e9montrent clairement que notre syst\u00e8me encourage la pens\u00e9e collaboratrice, ce qui aura un impact positif sur la recherche c\u00e9r\u00e9brale en Ontario.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.braininstitute.ca\/fr\/sites\/www.braininstitute.ca.fr\/files\/brainnovations_newsletter_issue_7_fr.pdf\">Retourner au bulletin<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien que l\u2019autisme, l\u2019\u00e9pilepsie ou la d\u00e9pression semblent \u00e0 premi\u00e8re vue tr\u00e8s diff\u00e9rents, l\u2019\u00e9tude simultan\u00e9e de ces maladies, ainsi que d\u2019autres troubles c\u00e9r\u00e9braux, est avantageuse. Chaque maladie pr\u00e9sente ses caract\u00e9ristiques particuli\u00e8res, mais il existe beaucoup de chevauchements. 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